Malgré les tensions au Proche-Orient, l’or et l’argent ont nettement reculé. Le 16 juillet, l’or au comptant est tombé à 3 975 $ (-2,1 %), tandis que l’argent chutait à 55,53 $ (près de -4 %). Sur une semaine, l’or a perdu environ 3 % depuis les 4 105,97 $ du 10 juillet, et l’argent entre 7 et 8 %.

Un actif désormais pénalisé par le dollar

Le métal se comporte aujourd’hui « comme un actif pénalisé par la remontée du dollar et des rendements réels », plutôt que comme une assurance immédiate contre le chaos géopolitique.

Inflation en baisse, mais la Fed reste au centre du jeu

Les données américaines montrent un CPI à 3,5 % sur un an en juin, contre 4,2 % en mai, avec un recul mensuel de 0,4 %. Les prix à la production ont reculé de 0,3 % sur le mois, bien que le PPI annuel reste élevé à 5,5 %.

Pourtant, l’attention des investisseurs s’est portée ailleurs : le président de la Fed, Kevin Warsh, ne signale aucun assouplissement, tandis que la hausse des prix du pétrole liée aux tensions iraniennes fait planer un risque de rebond de l’inflation au second semestre. Cette combinaison a pesé sur les métaux malgré un ralentissement de l’inflation globale.

Ce que cela signifie pour les épargnants

Ce recul ne remet pas nécessairement en cause la tendance de long terme, mais acheter de l’or après un choc géopolitique manque de discipline si le dollar se renforce et si la Fed durcit son discours. L’argent, plus sensible au cycle économique, sous-performe généralement l’or lorsque les anticipations de croissance et de liquidité se dégradent.

La demande d’investissement physique se maintient, sans euphorie. Un achat échelonné dans le temps, avec une pondération prudente de l’argent par rapport à l’or, reste plus pertinent pour un épargnant qu’une course mécanique aux mouvements de prix.